Simulation de la qualité de l’air intérieur et de la qualité de l’air extérieur ainsi que des impacts sanitaires après une rénovation énergétique

Les travaux de rénovation énergétique peuvent avoir de nombreux intérêts. Il peut s’agir d’une réduction de la consommation énergétique, d’une amélioration de la qualité de l’air ambiant et d’une meilleure maîtrise des impacts environnementaux. Cependant, lorsque la rénovation ne s’accompagne pas de l’installation d’un système de ventilation adéquat, la qualité de l’air intérieur peut être détériorée. Le bâtiment peut ainsi avoir des impacts négatifs sur la santé de ses occupants.

Une ventilation adaptée : un paramètre indispensable

Cette étude évalue en premier lieu les économies d’énergie en comparant les dépenses énergétiques avant la rénovation et après la rénovation. Pour cela, l’étude prend appui sur les tarifs pratiqués pour le gaz et l’électricité dans le Massachusetts. Les chercheurs ont également évalué les impacts sanitaires en comparant les problèmes de santé constatés avant la rénovation et après la rénovation. L’objectif était de déterminer si les gains en termes de dépenses énergétiques équivalaient les bénéfices en termes sanitaires. Pour ce faire, ils ont monétisé les impacts sanitaires en leur associant une valeur monétaire. Cette valeur a été définie à partir de la valeur d’une vie humaine aux Etats-Unis (soit 7,4 milliards $).

Les chercheurs ont constaté que lorsque la rénovation ne s’accompagnait pas d’une rénovation du système de ventilation ou de filtration de l’air, les coûts sanitaires engendrés pour les habitants du bâtiment étaient amplifiés. Ils sont alors bien plus lourds que les économies d’énergies permises ainsi que les bénéfices obtenus en termes de santé publique. En revanche, lorsqu’il y a une rénovation du système de ventilation ou de filtration de l’air, des bénéfices concrets sont observables. Ces bénéfices se situent aussi bien au niveau de la santé des occupants des bâtiments que de la consommation énergétique ou de la santé publique.

Le problème de l' »effet-rebond »

Un article paru récemment dans The Conversation montre que les bénéfices induits par la rénovation énergétique peuvent être très limités. En effet, la principale motivation des ménages réalisant une rénovation énergétique est l’augmentation du confort. En pratique, l’augmentation du confort s’exprime par une augmentation de la température intérieure. Ceci résulte en une hausse de la consommation énergétique pour le chauffage : on parle d’effet-rebond. D’autre part, les économies d’énergie peuvent aussi être limitées en raison d’une rénovation de mauvaise qualité. Dans ces deux cas, les bénéfices en termes environnementaux et économiques sont fortement amoindris. En effet, les économies d’énergies sont alors très modérées et la facture ne diminue par conséquent que faiblement.

Références : Underhill L. J., Milando C. W., Levy J. I., Stuart Dols W., Lee S. K., Patricia Fabian M, 2019 : Simulation of indoor and outdoor air quality and health impacts following installation of energy-efficient retrofits in a multifamily housing unit. [En ligne]. Building and Environment. Disponible (accès payant) sur : https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S036013231930719X.

Rapport de l’ADEME « Comment impliquer les foyers dans la lutte contre la pollution de l’air intérieur et extérieur ? »

Dans le domaine de la qualité de l’air, les actions mises en place par les entreprises, les collectivités, l’Etat, les associations ou tout autre organisme concernent généralement l’individu à titre personnel ou professionnel. Cela peut conduire à des changements de comportement (subis ou volontaires) individuels ou collectifs. Or le processus de changements peut être facilité quand il est entrepris dans un cadre collectif.

Dans ce cadre, l’atelier participatif des 4èmes assises de l’air (9&10 octobre 2018) a eu pour ambition de réfléchir à comment le foyer pourrait être ce cadre.
Les soixante-dix participants ont mis en évidence que de nombreux champs d’action existent pour que les foyers agissent en faveur de la qualité de l’air (mobilité, rénovation énergétique, alimentation, …).

Les possibilités de contributions des participants sont variées et font écho à la diversité de leurs profils (collectivités, éco-entreprises, services de l’Etat, ADEME, bureaux d’études, associations).
Verbatim concernant :
les champs d’actions,
les besoins pour s’engager,
les contributions possibles

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Parution du 4ème rapport du programme CORTEA

Ce rapport présente les principaux résultats des projets soutenus par le programme CORTEA. Le programme CORTEA (Connaissances, Réduction à la source et Traitement des Emissions dans l’Air) a pour objectif de faire émerger des projets de R&D orientés vers l’amélioration de la qualité de l’air intérieur et extérieur dans les secteurs de l’agriculture, du bâtiment, de l’industrie, de l’énergie et des transports.
L’ADEME a organisé le 18 juin 2019 à Paris la quatrième journée de restitution des résultats de recherche obtenus dans le cadre de CORTEA vers les utilisateurs potentiels (acteurs et décideurs dans le domaine de la qualité de l’air). Les domaines concernés étaient pour cette édition l’agriculture (2 projets), les transports (4 projets), l’industrie (4 projets) et la qualité de l’air intérieur (6 projets).
En plus du rapport complet, un document de synthèse est également proposé.

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ATMOS’FAIR, les 5 et 6 juin à Lyon

Cet événement portera sur la pollution de l’air intérieur et sur celle de l’air extérieur. Les interactions entre l’air, le climat et l’énergie seront au coeur de l’événement. Au travers de débats, de rencontres et de conférences, les problématiques liées à ces deux sujets seront abordées, et les solutions envisageables discutées. ATMOS’FAIR a l’intérêt de réunir des acteurs et des professionnels d’horizons très variés : chercheurs, ingénieurs, chargés de projet, responsables marketing…

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