Bulletin RSEIN hors-série : « Sites et sols pollués et air intérieur »

Dans ce bulletin hors-série, RSEIN revient les projets Fluxobat, TEMPAIR, EFEMAIR, AGIR QAI, CAPQAI, EVALSDS et BATICOV. Ces sept projets ont aidé à développer les connaissances et méthodologies relatives à l’évaluation, à la mesure, à la prévention et au traitement des transferts de polluants volatils présents dans les sols pollués vers l’air intérieur des bâtiments. RSEIN détaille dans son bulletin leur contexte, leurs grands axes, leurs objectifs, leurs résultats ainsi que leurs livrables.

Pour en savoir plus, consultez le bulletin du réseau RSEIN sur https://rsein.ineris.fr/images/bulletin_RSEIN_HorsSerie_SSP-Air_int%C3%A9rieur_ID_2194410.pdf

Enquête « Santé environnement intérieur – Comportements et risques d’exposition aux polluants intérieurs » (ARS Nouvelle Aquitaine)

Cette enquête réalisée par l’ARS Nouvelle Aquitaine s’inscrit dans le cadre de la politique de la région en matière de prévention et de promotion de la santé environnementale en période périnatale et durant la petite enfance. L’enquête a été conduite dans 44 maternités auprès de 2621 femmes au moyen d’un questionnaire divisé en cinq grandes parties thématiques : pratiques autour du bébé, consommation, aération du logement, connaissance des sources de pollution au sein du logement, profil socio-démographique. La grande majorité des questionnaires retournés (soit 2515) ont pu être exploités.

Si les recommandations en matière de santé environnement sont globalement bien appliquées, on observe des écarts selon le profil socio-démographique de la personne :

• Pratiques autour du bébé : Plus les jeunes mamans étaient diplômées, plus elles avaient tendance à utiliser des biberons en verre et à connaître les labels écologiques présentés dans le questionnaire. Pour la toilette de l’enfant, l’enquête a permis d’observer que le liniment oléocalcaire était largement privilégié par les jeunes mamans, suivi de la toilette à l’eau. Néanmoins, plus leur niveau de diplôme était bas, moins elles étaient nombreuses à employer ces deux méthodes. De la même manière, plus leur niveau de diplôme était bas, plus elles étaient nombreuses à utiliser des lingettes ou du lait de toilette.

• Habitudes de consommation : L’enquête a aussi révélé une influence du profil socio-démographique. Concernant les produits ménagers et les produits cosmétiques, les femmes les plus diplômées étaient plus sensibles à la labellisation écologique, tandis que les moins diplômées privilégiaient davantage la marque et le prix. Pour les produits d’hygiène, l’ARS a constaté que la labellisation était davantage un critère de choix pour les femmes en activité ou en études que pour celles au chômage ou au foyer.

• Connaissance des sources de pollution au sein du logement :D’autre part, plus les femmes étaient diplômées, mieux elles identifiaient les risques liés aux produits d’intérieur. Ce constat s’appliquait particulièrement aux meubles : seule une faible part des femmes interrogées connaissait vraiment les risques sanitaires associés, et il s’agissait majoritairement de femmes de niveau Bac +2 et plus. Les pratiques sont globalement encourageantes, puisque moins de la moitié des femmes interrogées utilisent des produits d’ambiance et des insecticides au sein de leur domicile. Seuls 3% d’entre elles utilisent des traitements pour plantes d’intérieur au sein du domicile. De la même manière, elles sont largement majoritaires à aérer tous les jours ou presque. Au niveau du tabac, cependant, il est plus fréquent que quelqu’un fume au domicile des femmes non diplômées.

Pour finir, l’enquête fait le point sur les sources d’informations en santé environnementale. Les médias (presse, radio, TV, Internet, cinéma) et l’entourage sont les principales. Les professionnels de santé sont cités par 24% des femmes interrogées, derrière les réseaux sociaux (25%). De plus, les ateliers à la maternité n’ont été cités que par 6% des femmes.

Retrouvez le rapport complet sur https://www.nouvelle-aquitaine.ars.sante.fr/system/files/2020-02/Rapport_Enquete_Maternites_2020.pdf et la synthèse sur https://www.nouvelle-aquitaine.ars.sante.fr/system/files/2020-02/Synthese_Enquete_Maternite_2020.pdf

Rapport de l’étude QAIHOSP : Qualité de l’air intérieur dans deux établissements hospitaliers

La pollution de l’air intérieur était faible dans les deux bâtiments observés. Pour cette étude, des campagnes de mesure des paramètres de confort et des concentrations en plusieurs polluants chimiques (COV, COSV), physiques (PM10, PM2.5) et microbiologiques (moisissures, bactéries et virus) ont été réalisées dans deux établissements situés à Rennes et à Nancy.

La faible pollution de l’air intérieur constatée peut être expliquée par les systèmes de ventilation performants des bâtiments étudiés, qui permettent un bon renouvellement d’air. Des variations au niveau des concentrations des polluants ont été observées selon les activités de soin et les usages. Cette étude pourra permettre d’établir des recommandations relatives à la qualité de l’air intérieur dans les établissements de santé.

Retrouvez l’étude complète ici.

MOOC « Air pollution : causes and impacts », proposé par l’Institut Mines-Télécom

Ce MOOC portera sur les causes et les effets de la pollution de l’air intérieur et de l’air extérieur. Plusieurs professionnels de l’IMT Lille-Douai interviendront. Les sources de pollution de l’air et les principaux polluants de l’air seront présentés. Les professionnels traiteront également des impacts de la pollution de l’air sur l’environnement, sur la santé, mais aussi sur l’économie.

D’une durée de trois semaines et gratuit, ce MOOC débutera le 04 novembre et sera en anglais. Pour faciliter la compréhension des notions, un niveau de licence scientifique est conseillé, mais ce MOOC est ouvert à toute personne intéressée par la thématique de la qualité de l’air. Un certificat (payant) peut être délivré à l’issue du MOOC pour attester des connaissances et compétences acquises.

Retrouvez plus d’informations ici.

Rapport de l’ADEME « Comment impliquer les foyers dans la lutte contre la pollution de l’air intérieur et extérieur ? »

Dans le domaine de la qualité de l’air, les actions mises en place par les entreprises, les collectivités, l’Etat, les associations ou tout autre organisme concernent généralement l’individu à titre personnel ou professionnel. Cela peut conduire à des changements de comportement (subis ou volontaires) individuels ou collectifs. Or le processus de changements peut être facilité quand il est entrepris dans un cadre collectif.

Dans ce cadre, l’atelier participatif des 4èmes assises de l’air (9&10 octobre 2018) a eu pour ambition de réfléchir à comment le foyer pourrait être ce cadre.
Les soixante-dix participants ont mis en évidence que de nombreux champs d’action existent pour que les foyers agissent en faveur de la qualité de l’air (mobilité, rénovation énergétique, alimentation, …).

Les possibilités de contributions des participants sont variées et font écho à la diversité de leurs profils (collectivités, éco-entreprises, services de l’Etat, ADEME, bureaux d’études, associations).
Verbatim concernant :
les champs d’actions,
les besoins pour s’engager,
les contributions possibles

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Des écoles très exposées à la pollution de l’air dans six capitales européennes, dont Paris

Les concentrations des polluants étudiés sont alarmantes dans toutes les écoles concernées. Dans le cadre de cette étude, les taux intérieurs de dioxyde d’azote, de particules fines et de dioxyde de carbone ont été mesurés entre mars et mai 2019 dans 50 écoles européennes. La présence de dioxyde d’azote a été détectée dans toutes les salles de classe, et parfois à des niveaux importants. Les concentrations en particules fines et en dioxyde de carbone, quant à elles, dépassaient bien souvent les seuils recommandés par l’OMS.

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Installation de capteurs de pollution dans les écoles parisiennes

Entre 40 et 50 crèches, maternelles et collèges seront progressivement dotés de 150 capteurs. Ceux-ci seront placés dans la rue, mais aussi à l’intérieur même des établissements. Leur mise en place a été officiellement annoncée ce mercredi par Anne Hidalgo, maire de Paris. Les premiers capteurs ont déjà été installés. En plus de l’évaluation de la pollution, la ville de Paris souhaite mener d’autres actions : mise en place de moyens d’absorption de la pollution, multiplication des végétaux dans la ville, réaménagement et réorganisation des salles de classe,… L’enjeu est de réduire l’exposition des enfants à la pollution générée par la circulation.

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Au Royaume-Uni, l’air intérieur est plus de trois fois plus pollué que l’air extérieur

Ce sont les résultats d’une étude menée par le National Air Quality Testing Services, et commanditée dans le cadre de la campagne Clean Air Day. Cette année, le Clean Air Day entend mettre particulièrement en avant les problèmes de pollution de l’air intérieur. L’étude a porté sur plusieurs foyers répartis sur le territoire.

L’air intérieur s’est montré si pollué par les particules que les maisons ont été qualifiées de « boîtes toxiques ». En moyenne, la concentration intérieure en particules fines était 3,5 fois supérieure à celle de l’air extérieur, mais la concentration intérieure la plus élevée atteignait 560 fois celle de l’air extérieur. Les chercheurs expliquent ces concentrations élevées par les activités intérieures comme la cuisine et la combustion de bois ainsi que par la pollution extérieure due au trafic routier, qui pénètre dans les foyers et met alors davantage de temps à se disperser qu’à l’extérieur.

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