Intoxications au monoxyde de carbone à l’échelle mondiale

Cet article propose des données mises à jour sur les intoxications au monoxyde de carbone à travers le monde. Ces données épidémiologiques mondiales ont été obtenues grâce au registre de données Global Health Data Exchange, une base de données gérée par l’Institut de Mesure et d’Evaluation de la Santé (en anglais, Institute for Health Metrics and Evaluation). Selon les données considérées, pour un million de personnes on compte 137 cas d’intoxications au monoxyde de carbone, dont 4,6 décès. L’incidence des intoxications au monoxyde de carbone est stable depuis 25 ans, tandis que la mortalité due aux intoxications au monoxyde de carbone a diminué de 36%.

Toujours selon ces données, les intoxications au monoxyde de carbone surviennent indifféremment selon le sexe. Cependant, deux fois plus d’hommes que de femmes décèdent suite à une intoxication au monoxyde de carbone. Ceci s’explique par une élimination plus rapide du monoxyde de carbone dans l’organisme chez les femmes que chez les hommes. La toxicité du CO est donc moins forte pour la femme que pour l’homme, ce qui explique les écarts entre les nombre de décès d’hommes et de femmes. On peut cependant nuancer de constat par le fait que dans les pays moins développés, les femmes ont moins tendance à se rendre dans des établissements de santé. En l’absence de consultation médicale, le cas d’intoxication n’est pas signalé : cela peut fausser les chiffres.

Ces données épidémiologiques mondiales ont été obtenues grâce au registre de données Global Health Data Exchange. Il s’agit d’une base de données gérée par l’Institut de Mesure et d’Evaluation de la Santé (en anglais, Institute for Health Metrics and Evaluation). Selon les données considérées, pour un million de personnes on compte 137 cas d’intoxications au monoxyde de carbone, dont 4,6 décès. L’incidence des intoxications au monoxyde de carbone est stable depuis 25 ans, tandis que la mortalité due aux intoxications au monoxyde de carbone a diminué de 36%.

Influence du sexe

Toujours selon ces données, les intoxications au monoxyde de carbone surviennent indifféremment selon le sexe. Cependant, deux fois plus d’hommes que de femmes décèdent suite à une intoxication au monoxyde de carbone. Ceci s’explique par une élimination plus rapide du monoxyde de carbone dans l’organisme chez les femmes que chez les hommes. La toxicité du CO est donc moins forte pour la femme que pour l’homme, ce qui explique les écarts entre les nombre de décès d’hommes et de femmes. On peut cependant nuancer de constat par le fait que dans les pays moins développés, les femmes ont moins tendance à se rendre dans des établissements de santé. En l’absence de consultation médicale, le cas d’intoxication n’est pas signalé : cela peut fausser les chiffres.

Influence de l’âge

On observe d’autre part des variations selon la tranche d’âge. Les personnes les plus touchées par les intoxications au monoxyde de carbone sont ainsi les enfants âgés de 0 à 14 ans (tout particulièrement chez les 0-5 ans) et les personnes âgées de 20 à 34 ans. Si l’on peut attribuer la prépondérance des intoxications au monoxyde de carbone chez les enfants à la plus grande fragilité de leur organisme, en revanche l’étude ne donne pas d’explications pour le pic observé chez les 20 à 34 ans.

Par ailleurs, plus l’âge augmente, plus le pourcentage de mortalité est élevé. Les personnes de 80 ans et plus sont ainsi les plus nombreuses à décéder suite à une intoxication au monoxyde de carbone. Cette plus forte mortalité est due d’une part à une élimination plus lente du monoxyde de carbone par l’organisme, et d’autre part à la présence plus fréquente de facteurs de comorbidité.

Influence du niveau socio-économique

Des corrélations semblent aussi exister entre le niveau socio-économique et les intoxications au monoxyde de carbone. Il semble également y avoir un lien avec le taux de mortalité pouvant être attribué aux intoxications. Plus précisément, le nombre d’intoxications au monoxyde de carbone semble augmenter parallèlement au niveau socio-économique. Il en est de même pour le nombre de décès attribuables aux intoxications au CO.

Cependant, il faut noter que les pays les plus chauds ont tendance à être ceux où l’indice de développement socio-économique est le plus bas. Ces pays étant plus chauds, le recours à des systèmes de chauffage y est moins fréquent. Les risques d’intoxication au monoxyde de carbone sont donc considérablement réduits, en dépit de l’usage de modes de cuisson favorisant les intoxications (par exemple, combustion de biomasse).

Conclusion et limites de l’étude

Notons aussi que selon le pays et même la ville, la surveillance peut ne pas être aussi rigoureuse. On peut reprendre l’exemple des femmes vivant dans des pays moins développés. Pour rappel, l’article explique que celles-ci ont moins tendance à signaler les intoxications au monoxyde de carbone. Aussi, le manque de signalement a probablement également une influence sur le nombre de cas d’intoxications au monoxyde de carbone.

Avec cette étude, on observe que le niveau socio-économique n’est pas toujours le facteur d’influence principal des intoxications au CO. En effet, des conditions climatiques différentes peuvent avoir une influence notable. Les liens exacts entre le niveau-socioéconomique et les intoxications au monoxyde de carbone restent à confirmer. Il en est de même pour les liens entre niveau socio-économique et mortalité liée aux intoxications CO.

En conclusion, ces données témoignent de deux phénomènes. D’une part, le nombre d’intoxications au monoxyde de carbone est stable. D’autre part, la mortalité qui leur est liée tend à décliner progressivement. Cependant, la pertinence d’une partie des données primaires est incertaine. L’une des raisons est que les évaluations des intoxications au monoxyde de carbone sont pour partie imprécises. Ceci implique de considérer ces informations avec prudence. Les chercheurs suggèrent de mener des études de terrain dans les pays moins développés. Cela permettrait selon eux de confirmer les tendances que suggèrent les données du Global Health Data Exchange.

Références : Mattiuzzi C., Lippi G., 2019 : Worldwide epidemiology of carbon monoxide poisoning. [En ligne]. Human & Experimental Toxicology, 6p. Disponible en accès payant sur : https://journals.sagepub.com/doi/abs/10.1177/0960327119891214?rfr_dat=cr_pub%3Dpubmed&url_ver=Z39.88-2003&rfr_id=ori%3Arid%3Acrossref.org&journalCode=hetb

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