Relations entre tabagisme, concentrations intérieures en PM2,5 et maladies pulmonaires chroniques

De récentes études ont montré les liens entre les PM2,5 et les maladies pulmonaires chroniques. Cet article s’intéresse d’une part aux relations entre le tabagisme et les concentrations en PM2,5 dans l’air intérieur, et d’autre part aux mécanismes sous-tendant le lien entre fumée de tabac, concentrations intérieures en PM2,5 et maladies pulmonaires chroniques. Pour ce faire, les chercheurs ont fait une revue de la littérature existant sur ces deux sujets.

Les chercheurs concluent que la fumée de tabac est la principale source de particules PM2,5 en intérieur. Ils soulignent l’importance de cette problématique en raison du temps important que passent les individus à l’intérieur (80 à 90% du temps). Diverses études récentes ont montré que la fumée de tabac ambiante et ses résidus ainsi que les particules PM2,5 étaient deux facteurs favorisant le développement de maladies pulmonaires chroniques. Ces facteurs semblent notamment favoriser le développement d’un cancer du poumon, d’asthme ou de maladie pulmonaire obstructive chronique.

Les scientifiques ayant conduit cette étude expliquent d’autre part que des études épidémiologiques doivent encore être menées sur les particules PM2,5 spécifiquement issues de la fumée ainsi que sur les risques associés à l’utilisation de l’e-cigarette et des dispositifs IQOS.

Références : Ni Y., Shi G., Qu J., 2019 : Indoor PM2,5, tobacco smoking and chronic lung diseases: A narrative review. [En ligne]. Environmental Research. Disponible en libre-accès sur : https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0013935119307078 .

Pour plus d’informations sur les risques associés à l’e-cigarette et aux dispositifs IQOS : https://www.appa.asso.fr/la-cigarette-electronique-sous-surveillance/ et https://www.appa.asso.fr/sticks-de-tabac-a-chauffer-quelles-emissions-de-polluants/