Précarité énergétique et santé : état des connaissances et situation en Ile-de-France

L’Observatoire régional de santé Île-de-France, a publié cet article au sein du numéro 224 de la revue pollution Atmosphérique, Climat, Santé, société.La loi Grenelle II (du 12 juillet 2010) définit une personne en situation de précarité énergétique comme « éprouvant dans son logement des difficultés particulières à disposer de la fourniture d’énergie nécessaire à la satisfaction de ses besoins élémentaires en raison de l’inadaptation de ses ressources ou de ses conditions d’habitat». La précarité énergétique résulte de la combinaison de trois facteurs principaux : faibles revenus du ménage, mauvaise qualité thermique du logement occupé et coût élevé de l’énergie. Phénomène complexe, la précarité énergétique reflète des réalités multiples et s’inscrit dans une perspective plus vaste, celle de la précarité, du « mal logement », et des inégalités sociales. En France, la précarité énergétique occupe aujourd’hui une place importante dans l’espace public, avec une montée en puissance récente (cf. encadré 1). Alors que les Britanniques ont depuis longtemps pris en compte l’aspect sanitaire dans leurs politiques publiques de lutte contre ce phénomène, les conséquences sanitaires de la précarité énergétique restent encore mal appréhendées par les acteurs français, et les politiques n’intègrent pas suffisamment la dimension sanitaire. C’est pourquoi, afin d’appuyer les politiques locales de lutte contre la précarité énergétique, et sous l’impulsion du Conseil régional Ile-de-France, particulièrement investi dans ce champ, l’ORS fournit un état des connaissances des impacts de la précarité énergétique sur la santé. Après avoir fourni quelques éléments relatifs à la définition de la précarité énergétique, les caractéristiques des ménages franciliens concernés seront détaillées. Enfin, le document dresse un panorama des politiques de lutte contre la précarité énergétique et de l’implication des acteurs régionaux.

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